Concerts Itinérants Au Jardin d’hiver du Musée de la Faïencerie de Sarreguemines

Au Jardin d'hiver du Musée de la Faïencerie de Sarreguemines

Au Jardin d’hiver du Musée de la Faïencerie de Sarreguemines

Mercredi 5 octobre 2011 20:30-22:30

 

 

L

a harpe romantique.
Les arts industriels du XIXe siècle ont permis aux particuliers d’ériger dans leur demeure des jardins d’hiver. Élégants et modernes, de verre et d’acier, ils accueillaient une riche végétation ornementale et devenaient des lieux de rencontres musicales.

Parallèlement, la harpe devient un instrument incontournable du répertoire romantique, qu’il soit soliste, chambriste ou symphonique, particulièrement chez Berlioz, Debussy, Liszt et Saint-Saëns. C’est pour renouer avec cette tradition que la ville de Sarreguemines accueille trois concerts autour de la harpe, dans le jardin d’hiver du Musée de la Faïence.

Au programme :

GIOACCHINO ROSSINI (1892-1868)
Sonate à Quatre n° 3 pour deux violons, violoncelle et contrebasse (1804)
Écrite par un compositeur en herbe de 12 ans, ce coup d’essai un un véritable coup de maître. On y retrouve toute la verve de l’auteur du Bourgeois Gentilhomme, mais aussi la gravité, fort précoce et assez inhabituelle chez Rossini, de certains arias de... Mozart, l’idole du jeune garçon.

FRANZ LISZT (1811-1886)
"Rêve d’amour" pour harpe seule (1850)
Cette célèbre "Consolation" pour piano semble être écrite exprès pour la harpe, tant ses mélismes et son élégance sont une évidence sur cet instrument. Un romantisme à la Chopin, qui voudrait rescuciter l’ami parisien, disparu un an auparavant.

"Sur la tombe de Richard Wagner", pour quatuor et harpe (1883)
Liszt délaisse ici toute virtuosité et explore des terres inconnues. Un fugace hommage à Wagner, ou l’écho de Parsifal fait office d’auto-citation... Une rareté.

GIACOMO PUCCINI (1858-1924)
"Crisantemi" pour quintette à cordes (1890)
Cette seule et célèbre page de musique de chambre de Puccini, écrite en une nuit et empreinte de douloureuse et profonde affliction, fait regretter que le compositeur de "Bohème" n’ait pas persévéré dans ce domaine.

CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)
"Danse sacrée et danse profane" pour harpe et cordes (1904)
Passant d’un archaïsme modal et raffiné à l’élégance d’une valse alanguie, Debussy, avec ces danses fragiles et rêveuses, contribue à élargir les frontières du romantisme musical, se souvenant peut-être de l’atmosphère noble des salons de Madame von Meck, à Saint-Petersbourg...

ANDRÉ CAPLET (1878-1925)
"Le masque de la mort rouge", pour harpe et cordes (1923)

Oeuvre phare du répertoire de musique de chambre avec harpe, ce chef-d’oeuvre de Caplet, ami intime de Debussy, met en scène l’histoire éponyme d’Edgar Poe. Frissons et sueurs froides assurés !

Manon Louis, harpe solo ONL
Sylvie Tallec, violon solo de l’ONL
Byungwoo Ko, violoniste ONL
Annie Herpin, alto, professeur CNR Nancy
Philippe Baudry, violoncelle solo ONL
Pierre Rusché, contrebassiste ONL